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Irlande 1903 : IVe Coupe Gordon bennett



Le choc provoqué par le tragique Paris–Madrid s'étant estompé, l'analyse des résul­tats techniques de la course montrait finalement que le sacrifice des victimes de la grande épreuve n'avait pas été vain. La progression était générale dans tous les domaines. Et s'il n'y avait eu ce dérisoire service d'ordre, cause de la plupart des catastrophes, Paris–Madrid eût été un véritable triomphe.

Les " mécaniques " avaient tenu et le déchet matériel était faible.

Les concurrents étaient unanimes : depuis qu'elles avaient perdu du poids (les plus grosses machines avaient perdu 200 à 300 kg en deux ans) et malgré l'accroissement de la puissance, les voitures " 1903 " étaient plus maniables que les types 1901 ou 1902.

La 4e course pour la coupe Gordon Bennett s'annonçait pleine d'enseignements; on y verrait enfin, pour la première fois, un rassemblement international.

Rien d'étonnant dans ces conditions à voir une véritable expédition française s'em­barquer pour Dublin, la coupe étant dis­putée en Irlande.

Avec Edge, vainqueur en 1902, la coupe était devenue la propriété du British Auto­mobile–Club.

Des journalistes accompagnaient nos pilotes, et André Michelin lui–même était du voyage. La délégation française affréta un vapeur, le Ferdinand–de–Lesseps, pour transporter hommes et voitures à Dublin d'abord, puis à Ballyshannon, départ du circuit.

La firme Mercedes avait préparé un ensemble de six voitures de 80 chevaux con­struites spécialement pour l'épreuve. Mais cinq de ces machines furent totalement détruites au cours de l'incendie qui ravagea l'usine de Cannstadt. Ce sinistre marquera la fin de la préhistoire de Mercedes et l'avè­nement de l'usine de Unterturckheïm.

Herr Jellinek, responsable de la firme, ne se laissa pas abattre; il décida purement et simplement d'aligner des 60 CV, châssis destinés au client, et fut récompensé.

Finalement, le jour de la course (2 juillet 1903) les équipes étaient les suivantes ;

France : Gabriel, sur Mors, R. de Knyff et Henry Farman, sur Panhard,

Grande–Bretagne : Edge, Jarrott et Stocks, tous sur Napier

Allemagne : Jenatzy, De Caters et Foxhall Keene, tous sur Mercedes.

Etats–Unis : Winton et Owen, sur Winton. Mooers, sur Peerless.

Winton et Mooers étaient les constructeurs de leurs propres voitures.

La course elle–même fut une lutte entre les Panhard et les Mercedes de tourisme. Les voitures américaines firent une piètre exhibition et les Napier ne durent de figurer au classement qu'au cran de S. F. Edge, qui fut d'ailleurs disqualifié.

Le classement final était le suivant :

1er : Jenatzy, sur Mercedes 60 ch. à la moyenne de 79,1 km/h.

2e : R. de Knyff, sur Panhard 80 ch. à la moyenne de 77,1 km/h.

3e : H. Farman, sur Panhard 80 ch.

4e : Gabriel, sur Mors 70 ch.

Dans l'ensemble, le " commando " français pouvait être satisfait, toute l'équipe ayant terminé aux places d'honneur. L'avertissement donné par le diable belge Jenatzy devait toutefois être médité : la construction allemande avait aussi fait un pas de géant.

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