HISTOMOBILE

Marque :



ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ

M’enregistrer - Se connecter


Modèles Brasier

GP  (1908)GP

1900's


La première voiture construite par Georges Richard était une voiture fragile, de même ligne que la Benz avec une transmission par courroie et 3 vitesses avant.

En 1900, Richard présenta sous son propre nom la Vivinus, fabriquée en Belgique, une voiturette aussi mais moins bruyante, moins cahotante et pourvue d'un changement de vitesse facile à manœuvrer, d'un moteur de 6 CV à 2 cylindres et, comme sa première voiture, d'une transmission par courroie. Mais en 1901, la Georges-Richard acquit une transmission par arbre, introduite avec succès par Darracq et Renault.

KD  (1908)KD

Coïncidant avec l'arrivée de Brasier, ancien ingénieur chez Mors, les voiturettes devinrent des voitures, mais sans grande originalité.

En 1902 furent présentés quatre modèles nouveaux, tous sous le nom de Richard-Brasier, d'une puissance de 10 à 40 CV, très ressemblants aux modèles Panhard.

Les plus petits modèles avaient un châssis tubulaire, quelques-uns avaient une transmission par chaîne mais tous, en 1904, avaient un châssis en acier.

Torpedo  (1910)Torpedo

Cette même année la gamme comprenait deux modèles à 2 cylindres et trois modèles à 4 cylindres, mais seul le plus grand, d'une puissance de 40 CV, était pourvu d'une transmission par chaîne.

En 1904 et en 1905, les voitures Brasier furent vainqueurs à la Coupe Gordon-Bennet, ainsi remportée par la France, et conférèrent à cette marque une notoriété mondiale.

En 1905, Georges Richard quitta la société pour fabriquer l'Unic, à Puteaux, et Brasier présenta désormais ses voitures sous le seul nom de Brasier. Elles restèrent conventionelles jusqu'en 1912, avec une commande de soupape à découvert et des cylindres groupés par paire. Cette même année vit la sortie d'une moderne voiture légère pour vue d'un bloc-moteur à 4 cylindres La gamme comprit cependant, jusqu'en 1912, des 4 cylindres plus robustes que la précédente, peu nerveuses et relativement coûteuses. Elles furent pourvues, pour les mettre au goût du jour, de freins sur les roues avant et d'un moteur à soupapes en-tête, mais ceci était devenu banal. En fait, Brasier était une ancienne marque de renom dont la popularité déclinait peu à peu — ce qui était le cas de nombreuses marques françaises a cette époque. Une réorganisation opérée en 1926 n'apporta, au début, aucun changement notable si ce n'est celui de la raison sociale devenue Chaigneau-Brasier et la parution d'une voiture légère, moderne et orthodoxe, la 9 CV.

M-12  (1911)M-12

1920's


En 1928, la nouvelle société révéla l'aboutissement de cette remise en question. Alors qu'auparavant la firme faisait preuve d'un manque de hardiesse, elle en manifesta trop en sortant une nouvelle voiture de 3 litres, 8 cylindres, pourvue d'un arbre à cames en-tête et à traction avant. La production de cette voiture et davantage encore du modèle plus grand: DG8, paru en 1930, avec des caractéristiques semblables, fut une double erreur : celle de se lancer sur le marché des voitures de luxe en une période de dépression économique et celle de présenter une automobile de conception hardie alors que le public manifestait de la méfiance à l'égard de nouveautés.

Chaigneau-Brasier ne fut pas la seule société française à commettre simultanément ces fatales erreurs et toutes en payèrent le prix.

Idée & conception © 1999-2011 van Damme Stéphane.


Join us on