Firme fondée à Paris par René Panhard et Emile Levassor associés à Edouard Sarazin qui avait acquis les licences de fabrication de Daimler pour la France. Sarazin meurt en 1889, l'année de la création de la firme.
En 1891, les deux associés sortent une voiture Daimler à bicylindre en V monté au centre puis à l'arrière avant de le fixer définitivement à l'avant avec une boîte de vitesses transversale et des roues arrière motrices. La transmission se fait alors par une unique chaîne centrale.
En 1895, les voitures de série sont équipées d'un carburateur Maybach et le moteur Daimler est remplacé par un Phénix bicylindre vertical de 2,4 litres.
24 CV (1900)
Panhard participe à de nombreuses courses et remporte entre autres la Paris-Rouen 1894 et le Tour de France 1899.
Au début du siècle, la firme présente une large gamme de voitures. En particulier une trois-cylindres 8/11 ch de 1,8 litre.
En 1906, sort une quatre-cylindres de 50 ch, 10,5 litres, et une six-cylindres de 11 litres.
A2 (1900)
En 1909, Panhard présente une six-cylindres de 25 ch, deux quatre-cylindres de 10 et 15 ch et la Phénix bicylindre qui disparaît l'année suivante.
Dans les années qui suivent, Panhard équipe un certain nombre de voitures de moteurs Knight sans soupapes comme la quatre-cylindres 20 ch de 1910 et la 15 ch 2 613 cm3 de 1912.
En 1914, paraît la première six-cylindres sans soupapes, une 30 ch de 6 597 cm3.
En 1924, tous les modèles sont équipés de freins sur les roues avant et des boîtes quatre vitesses.
La version quatre-cylindres 4,8 litres remporte en 1925 le record mondial de l'heure à la vitesse de 185,51 km/h. Les huit-cylindres 7,9 litres sont également très compétitives jusqu'en 1934.
En 1925, toutes les Panhard ont un moteur sans soupapes de la quatre-cylindres 10 ch à la huit-cylindres 35 ch.
X 41 (1925)
En 1927, sort la six-cylindres 20/60 ch de 2 344 cm3.
En 1937, paraît la six-cylindres aérodynamique Dynamic dotée de trois sièges à l'avant et d'une direction au centre jusqu'en 1939 où la direction trouve sa place normale à gauche. Elle existe en 2,5, 2,7 et 3,8 litres.
Après la guerre, Panhard change sa politique pour produire des voitures économiques très rapides avec la gamme Dyna, des tractions avant dotées d'un moteur à deux cylindres opposés de 610 cm3. La carrosserie est faite par Facel-Métallon en alliage léger. Sa puissance est portée à 750 cm3 en 1950 et à 800 cm3 en 1952. Plusieurs constructeurs de voitures de petites séries utilisent des éléments mécaniques Panhard comme D.B. en 1948, Veritas en 1950, Marathon en 1954 et Arista en 1957.
La berline Dyna de 1954 est construite en alliage sans aucune pièce de fonte.
En 1958, la carrosserie tout acier est généralisée.