1920's
La compagnie Officine Meccaniche construisait des locomotives; elle absorba Züst en 1918 et poursuivit la production, jusqu'en 1923, du modèle de cette dernière, une 4 cylindres avec soupapes latérales de 4,7 litres, 25/35 CV. Parallèlement à cette voiture, elle introduisit ses propres modèles dotés de moteurs monoblocs classiques à soupapes latérales, culasse rapportée, allumage par bobine 12 volts, refroidissement par thermosiphon et embrayage à disque unique. Ces voitures étaient l'œuvre d'un Autrichien du nom de Barratouché et elles subirent si peu de modifications au cours des années que l'on peut affirmer qu'une seule O.M. fut mise sur le marché public, d'abord en version 4 cylindres, puis sous la forme de la célèbre Superba 6 cylindres de 2 litres.
La firme exposa, en 1928, une 8 cylindres en ligne du même type, avec une capacité de 3 litres, mais elle ne fut pas mise sur le marché. La première de la série fut la 465, une 4 cylindres de 1327 cm3, estimée à 12/15 CV en Italie; sa puissance était de 18 CV et il y avait 3 vitesses en marche avant.
En 1921 parut la 467 de 1410 cm3 qui fut remplacée l'année suivante par la 469 de 1,5 litres, très performante lors des épreuves en Italie, et équipée dès sa sortie de freins sur les quatre roues. Elle fut continuée jusqu'à la fin de 1934, certains modèles présentant un allumage par magnéto; la 469 S4 de 1930, qui fut sa version finale, avait un moteur de 1,7 litres et se présentait généralement sous forme de camionnette. La 6 cylindres, de 2 litres, apparut sur le marché en 1923, toujours équipée de freins sur les quatre roues et, jusqu'en 1925, d'un essieu arrière à pignon droit. Ne développant que 40 CV, au début, elle atteignit la puissance de 60 CV au frein en 1926, dans sa version touriste avec simple carburateur, et les modèles de sport, 75 CV au frein.
Rawlence, concessionnaire de Londres, apporta de grandes modifications à la 665, afin de la mettre sur le marché britannique, et la voiture apparut avec double allumage, 12 bougies du type Ricardo, une boîte à 4 vitesses de fabrication E.N.V. avec levier de changement à droite et des servofreins Dewandre.
En 1929, Dewandre produisit une version avec soupapes en-tête, 3 carburateurs et double allumage, qui fut portée au catalogue en Angleterre, mais ne fut jamais vendue en Italie. Là, des voitures apparurent la même année, construites aux ateliers, avec compresseur et soupapes latérales, d'une puissance de 80 CV au frein, présentant des radiateurs inclinés et des châssis surbaissés; elles furent suivies par des versions 1930, améliorées, dont la capacité était portée à 2350 cm3. Ce modèle ne fut pas mis sur le marché public, mais les O.M. 1930 de série avaient des moteurs de 2,2 litres; cette capacité fut trouvée jusqu'en 1934 et des versions sport suralimentées existaient également.
Les O.M. remportaient encore quelques succès dans les compétitions (une O.M. fut deuxième dans les Mille Miglia de 1931), mais la production s'orientait davantage vers les véhicules utilitaires équipés de moteurs diesel Saurer fabriqués sous licence et, en 1930, le stock de voitures particulières était vendu au groupe Esperia dirigé par Coletta et Mangano, deux anciens cadres de O.M. Il semble peu probable qu'aucun véhicule n'ait été construit et lorsque Fiat acquit O.M., en 1933, les voitures particulières furent condamnées à disparaître.
Assez curieusement, un nouveau modèle fut annoncé en 1934; c'était l'OMV ou Alcyons qui avait des vitesses synchronisées, des freins hydrauliques et des soupapes d'échappement en-tête; elle fit le tour des salons, mais ne fut pas fabriquée en série.
Une 4 cylindres de 1,5 litres, avec arbre à cames en-tête, conçue par Olivo Pellegatti, resta à l'état de projet.
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