 6/8 CV (1905) |
Cette société vendait rarement des voitures sous sa marque, préférant fournir les véhicules finis (et les éléments) à d’autres fabricants. Ainsi, ses produits furent-ils vendus sous les noms de Napoléon (1903), Régal (1903), Carnage (1903), Speedwell (1904), Cupelle (1905), Lacoba (1906) et Simplicia (1910). Certains modèles de Jackson, de la période 1905-1906, furent certainement des Lacoste. La variété des modèles offerts prouve que les caractéristiques variaient selon les exigences du client.
En 1897, Lacoste et Battmann offrirent leur première automobile de 4 CV, à 4 temps et à allumage électrique et, dès 1902, la firme fabriquait des voiturettes classiques dotées d’un moteur Aster ou Mutel que vendait, sous le nom L et B, H. Cintrat, grossiste qui possédait des locaux à Londres et à Paris.
En 1903, il y avait un bon choix de modèles, dont le plus petit était une voiturette monocylindre de 6 CV, de même style que la De Dion, avec un radiateur surbaissé, une boîte 3 vitesses, et transmission par arbre. De plus grosses voitures de 12 CV ressemblaient aux plus petites Panhard et avaient des moteurs 2 cylindres De Dion, tandis que vers la fin de 1903 on trouvait un modèle 4 cylindres 24 CV, doté d’un moteur Mutel.
En 1904, une monocylindre 700 cm3, au châssis tubulaire métallique, était proposée et, en 1905, des voitures Régal, Speedwell et Jackson étaient annoncées comme étant «fabriquées selon les principes de Lacoste».
Comme Darracq, la société était maintenant inscrite comme firme anglaise et bien qu’elle fabriquât encore des voitures au châssis en bois blindé ainsi qu’en acier, tous les véhicules Lacoste vendus en Angleterre avaient des soupapes d’admission à commande mécanique et des radiateurs arrondis; ceci permet d’identifier des marques moins connues.
Au cours des deux saisons suivantes, le choix fut vaste, outre les monocylindres, étaient offertes une 2 cylindres 2 litres, de 10 CV, une assez petite 4 cylindres 2,5 litres, à soupapes en L et deux plus grandes 4 cylindres de 3,3 litres et 4,9 litres.
Bien que certaines machines 4 cylindres fussent pourvues de cylindres coulés par paires, une Lacoba de 12/16 CV, exposée à Manchester en 1906, avait des cylindres séparés.
En 1905 et 1907 des monocylindres prirent part (sous la marque L et B) à des courses de voiturettes patronées par l’Auto, René Thomas fut un des pilotes en 1905, De 1905 à 1907, la firme, dit-on, présenta une grande gamme de voitures équipées d’un moteur De Dion ou Aster : en 1907, il y avait trois monocylindres, une bicylindre et deux 4 cylindres dotées d’une puissance de 4,5 à 24 CV.
La firme offrait aussi des voiturettes électriques. En 1909, la société disparut, mais en 1910 elle fit une rentrée spectaculaire avec la Simplicia, équipée d’un moteur Aster 4 cylindres 1,8 litres, dans un châssis à armature tubulaire, à suspension avant transversale et à changement de vitesse central. On la fabriquait encore en 1912, mais dès 1913 Lacoste et Battmann étaient en faillite.
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