1900's
Dès 1900, les Chantiers de La Buire étaient liés par contrat, avec Serpollet pour construire des automobiles, mais leurs modèles ne furent mis en vente qu’en 1904 - en Angleterre ceux-ci furent, parfois à tort, désignés sous le nom de voitures «de la Buire».
Ces voitures classiqus 4 cylindres, à soupapes en T, à embrayage métal sur métal, à transmission par chaîne, étaient fabriquées en versions de 16 CV et de 30 CV avec châssis en tôle d’acier emboutie.
En 1905, un département indépendant fut créé et, en 1906, trois 4 cylindres furent mises en vente; les plus petites avaient une cylindrée de 4,9 litres et 7,5 litres, mais la «80» était une voiture herculéenne de 13,6 litres. Toutes étaient pourvues d’une magnéto à haute tension, de freins décompresseurs, type Rover, et de freins à pédale sur la transmission. Exception faite d’une deuxième place dans la Coupe de la Commission Sportive de 1907, qui fut à l’origine de modèles de course offerts de 1908 à 1910, La Buire ne s’intéressa pas à la compétition.
L’engrenage conique à doubles roues dentées — système en faveur jusqu’en 1914 — apparut sur une 4 cylindres 2,7 litres en 1907.
1908 vit une 10/14 d’une cylindrée de 2,1 litres et une 6 cylindres 4,8 litres aussi à transmission par arbre.
En 1909, neuf modèles étaient en vente, y compris quatre 6 cylindres, leur cylindrée allant d’une modeste 3,6 litres à une assez grande 9,5 litres.
1910's
En 1910, la société suivit la majorité des fabricants français en offrant des blocs-moteurs à soupapes en L, primitivement de 3,2 litres; ces voitures avaient un embrayage à disques multiples et des arbres à cames entraînés par chaîne ; cette dernière innovation de La Buire fut appliquée à toute la gamme.
La saison 1910 présenta les voitures sous le nom de Berthier, du nom du directeur technique, M. Berthier, qui avait repris la firme.
A la fin de 1910, la société nouvelle fut formée et les voitures retrouvèrent leur nom de La Buire. Les moteurs longs caractérisèrent les derniers modèles d’avant-guerre: le «15» (80 x 160 mm) et le «20» (90 x 160 mm).
Dès 1912, des boîtes de vitesses et des freins sur la transmission, montés sur engrenage différentiel, firent leur apparition, ainsi qu’un radiateur arrondi, qu’on retrouve sur tous les modèles de la série de la gamme de 1914. Un démarreur commandé fut adapté sur le modèle de 15 CV de 1913.
En 1913, des 4 cylindres plutôt petites de 1,7 et 2,3 litres furent présentées, ainsi que de plus grosses de « 15» et «20» et des voitures 6 cylindres 4,8 litres et 5,3 litres. Les grosses La Buire avaient encore 2 freins à pédale, mais le second était maintenant relié aux tambours des roues arrière.
1920's
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 10A (1926) |
Après la Première Guerre, La Buire continua à fabriquer un beau radiateur en coupe vent par tradition; la 12/14 CV de 1919 était une lourde voiture de 2650 cm3, non décapotable, à soupapes latérales, refroidissement par ventilateur et pompe, boîte à 4 vitesses, allumage par magnéto et à transmission aux roues par engrenage conique hélicoïdal.
En 1922, elle fut pourvue de freins sur roues avant et, en 1923, la firme sortit avec optimisme un prototype à vitesses, de 14/16 CV avec soupapes en-tête, traction avant et des cylindres de mêmes dimensions que la précédente (75 x 150 mm). Un modèle 1,8 litres, 10 CV avec soupapes en-tête, refroidissement par thermosiphon et changement de vitesse central 85 km/h, mais jusqu’en 1925 les freins sur roues avant étaient en sus.
Par la suite, La Buire n’offrit rien de nouveau et des voitures 4 cylindres 1,8 litres et 2 litres, de ligne identique, furent fabriquées jusqu’en 1930.
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