La firme Holden fabriqua d’abord des carrosseries qui furent montées sur les voitures Morris importées dans les années 20.
Dans les années 30, commanditée par General Motors, elle assembla les G.M. américaines et anglaises vendues en Australie, comprenant, en 1938, des coupés rapides ou, dès 1935, le modèle Détroit.
Après la Deuxième Guerre mondiale, Holden fabriqua «une voiture entièrement australienne» qui n’était en fait que la Buick « compact» datant de 1938 qui n’avait jamais été fabriquée dans son pays d’origine. Le modèle FX de Holden était, en 1948, d’une conception strictement due à General Motors, équipé d’un moteur 6 cylindres de 2,2 litres a soupapes en-tête, d’un vilebrequin à 4 paliers, d’une boîte à 3 vitesses synchronisées, d’un changement de vitesse par colonne, de freins hydrauliques, d’une suspension indépendante à l’avant à ressorts hélicoïdaux et bras triangulaires, d’un pont arrière hypoïde et il était construit en châssis-coque. Son empattement était de 2,62 m et la conduite intérieure de série pesait plus d’une tonne. Les éléments fabriqués en Australie entraient dans cette première voiture pour 92 %. Sa vente fut confiée à six cents agents. En 1949, grâce à sa robustesse et à sa vitesse de 128 km/h, 7 725 voitures furent vendues, atteignant, en 1962, le chiffre de 50000, alors que les voitures étaient assemblées dans trois Etats.
En 1954, des Holden furent pour la première fois exportées (en Nouvelle Zélande) ; en 1958, la cadence annuelle de production culminait à 100000 et l’année d’après 46 % du chiffre de vente des voitures particulières dans toute l’Australie étaient traités par Holden. Les exportations, dont celles dans les proches pays situés à l’Est et en Afrique, dépassèrent, en 1963, 10000 voitures et l’année suivante 190375 véhicules sortirent de l’usine.
Toutefois, en 1954, les séries FJ subirent quelques modifications d’ordre esthétique, mais les voitures, dont la conception remontait à 1942, continuèrent à être fabriquées pendant deux saisons encore, jusqu’à la parution du modèle FE, de 70 CV, une grosse voiture à 6 places, à roues de 33 cm de diamètre, avec de nouveau, des commandes à leviers à rotule.
La Holden de 1960 fut pourvue d’un moteur de 2,3 litres, 75 CV et, comme les Vauxhall de cette époque, d’un pare-brise inesthétique en forme de «patte de chien»; deux années plus tard, la gamme fut de nouveau modifiée et les premières séries furent dotées d’un changement de vitesse automatique.
En 1964, ces premières séries furent équipées d’un moteur de 2,9 litres et les modèles économiques, Standard et Spécial, d’un moteur de 2,4 litres, 100 CV.
Le modèle HD de 1965 fut très semblable à la 6 cylindres Vauxhall contemporaine et fut livrable avec des freins avant à disques.
EK (1961)
La gamme de 1967 comprenait des voitures dotées d’un moteur de 2,4 litres, 114 CV et de 3 litres, 126 et 145 CV, de mêmes caractéristiques que les précédentes.
1969 vit l’apparition de la Torana du même type que la Vauxhall Viva, qui fut proposée très tôt en option 6 cylindres La série LH de 1974, qui devait plus à Opel qu’à Vauxhall, pouvait s’obtenir avec des 8 cylindres en V également, mais en 1978, la Torana avait cédé la place aux nouvelles Holden plus petites. La Gemini était simplement la version Isuzu de la voiture T de G.M. pourvue d’un moteur 4 cylindres de 1,6 litres avec arbre à cames en-tête, mais la Sunbird était équipée d’un moteur de Holden de 1,9 litres ressemblant beaucoup au 6 cylindres ordinaire; ce Starfire équipa également des Toyota faites en Australie.
A partir de 1969, la gamme des gros modèles fut complétée par le coupé sport Monaro doté à l’origine du moteur Chevrolet 8 cylindres en V de 5,4 litres.
A partir de 1970 cependant, Holden utilisa des moteurs 8 cylindres de 4,1 litres et 5 litres conçus en Australie, ainsi que la boîte de vitesses automatiques Trimatic fabriquée par la firme elle-même. La dernière de la série Monaro 1973, la GTSXU/1 de 5,7 litres, atteignait 256 km/h mais ne fut pas mise en production.
A partir de 1974, quelques conduites intérieures Holden Statesman furent cependant livrées sans moteur à Mazda qui les équipa de moteurs rotatifs Wankel pour le marché intérieur japonais.
A la fin des années 70, la série HX comprenait les berlines Holden ordinaires avec, au choix, un moteur 6 cylindres de 3,3 litres ou deux moteurs 8 cylindres, mais seules la Statesman et la Caprice de luxe subsistèrent en 1981.
Les HZ, plus modestes, furent remplacées par la Commodore, qui ressemblait beaucoup à l’Opel du même nom. Elle avait une direction assistée et existait en 4, 6 ou 8 cylindres de 1,9 litres à 4,1 litres.