A ses débuts la firme Rochet-Schneider copia tout simplement des modèles qui rencontraient du succès au fur et à mesure qu’ils sortaient. La première dérivait de la Benz, avec moteur monocylindre horizontal et entraînement par courroie, mais son aspect ressemblait davantage à la Peugeot de l’époque.
Au Salon de Paris 1901, deux voitures de type Panhard furent présentées: une 8 CV, 2 cylindres, et une 12CV, 4 cylindres. Toutefois, comme la voiture la plus moderne était à l’époque la Mercedes, les modèles existants furent modifiés en 1903, dans la ligne de Cannstatt, sauf en ce qui concerne les châssis de bois armé. Ce que ces voitures n’avaient pas en originalité, elles le gagnaient en puissance, qualité de fabrication, et longue durée.
A partir de 1903, avec la nouvelle voiture 20/22 CV, la réputation des Rochet-Schneider se renforça en tant que voitures robustes, rapides, de lignes classiques.
9000 (1909)
En 1906, une machine plus puissante, à entraînement par chaîne, vint s’adjoindre, une 4,4 litres, 18 CV, à essieu tournant.
L’allumage par magnéto à haute tension fit son apparition en 1907, alors que la meilleure de la gamme était une voiture à moteur 6 cylindres coulés par paires, 10,9 litres, avec entraînement par chaîne.
Un an plus tard, les plus petites voitures furent dotées d’un moteur monobloc à soupapes latérales. En 1911, ce moteur fut adopté jusque sur les plus grosses Rochet-Schneider, parmi lesquelles une 4 cylindres 4,8 litres et une 6 cylindres 5,5 litres.
En 1914, il y avait six modèles de Rochet-Schneider, avec moteur monobloc 4 et 6 cylindres, qui allaient de 15 à 50 CV. Tous avaient des soupapes latérales. La firme fabriquait également des véhicules commerciaux.
Après la Première Guerre mondiale, elle présenta toute une gamme de voitures massives et robustes, en 12, 18 et 30 CV. Toutes ces voitures étaient fondamentalement des véhicules d’avant-guerre.
A partir de 1923, quelques modèles furent dotés de moteurs à soupapes en-tête.
En 1929, quatre voitures 4 cylindres et une voiture 6 cylindres figuraient au catalogue, les 14 et 20 CV, avec soupapes en-tête.
Le modèle le plus récent fut la 26 CV, 6 cylindres, soupapes en-tête, 5,4 litres, avec double allumage et servofreins. Avec ses roues à rayons métalliques, sa carrosserie élégante, c’était un véhicule d’aspect très agréable qui, avec un moteur plus petit 6 cylindres, 21 CV, se poursuivit jusqu’au moment où Rochet-Schneider arrêta la fabrication des voitures particulières. Des véhicules commerciaux continuèrent à être fabriqués jusqu’en 1951, date à laquelle la firme fut absorbée par Berliet.
A leurs débuts, les voitures Rochet-Schneider avaient été fabriquées sous licence par quatre firmes: Nagant et F.N. en Belgique, Florentia en Italie, et Martini en Suisse.