Firme fondée par les frères Packard à Warren, Ohio, pour construire une voiture supérieure à la Winton de 1898 qu'ils venaient d'acheter. Il en résulte la 12 ch Packard, dotée d'un monocylindre horizontal, à transmission par chaîne centrale, carrosserie découverte et roues à rayons métalliques. Elle est suivie de deux autres monocylindres.
En 1903, la firme est achetée par Henry B. Joy qui lance la première quatre-cylyndres Packard conçue par le Français Charles Schmidt. L'usine est alors transférée à Detroit où sort la Model L de 1904 dotée du radiateur en chapeau de gendarme propre à la marque.
En 1906, la firme présente des moteurs à soupapes opposées dont la capacité passe de 5,7 à 7 litres en 1907 avec le lancement de la Model 30 suivie par la Model 18 conçue pour la ville.
En 1911, paraît la première six-cylindres de 7,2 litres, la Model 48.
En 1916, Packard produit la première V12 au monde, la Twin-six dotée de pistons en alummium. Une voiture spécialement conçue pour la course, la 905 dotée d'un moteur plus puissant, atteint la vitesse de 225 km/h en 1919.
En 1920, paraît une six-cylindres en ligne sans soupapes gui jouit d'une grande popularite, la Single-six. Elle est suivie de la Single-Height de 84 ch, 5,9 litres, en 1923.
En 1927, paraît une nouvelle huit-cylindres de 106 ch.
En 1928, Packard abandonne les six-cylindres au profit de la Speedster Eight et en 1930, débute la série limitée des 734 de 145 ch.
En 1935, Pakard vise le marché de la voiture économique en sortant la 120 huit-cylindres de 3,7 litres.
En 1937, elle est suivie de la 115 de 3,6 litres. La Senior sort en 1938 et l'année suivante, elle est dotée du changement de vitesses sur la direction.
La Clipper paraît en 1941 en deux versions : six-cylindres 4 litres et huit-cylindres 4,6 litres.
Au cours de la guerre, les Carrosseries courantes sont vendues à l'URSS pour permettre la naissance des Z.I.S. de 1945.
La production reprend en 1946 avec les Clipper 6 et 8, mais le style Packard n'a plus le succès d'avant-guerre malgré le lancement de grosses voitures de luxe comme la limousine Executive huit places de 1953 ou la Caribbean décapotable.
En 1954, Packard fusionne avec Studebaker et lance une nouvelle V8 de 260 ch à suspension Torsion-Level sur les quatre roues et dotée de la transmission Twin-ultramatic devenue standard.
Des moteurs sont vendus à AMC pour ses modèles Nash et Hudson, mais les ventes baissent et la Curtiss-Wright Co prend le contrôle du groupe.
A part une nouvelle Executive, les dernières Packard ne sont que des pastiches de Studebaker.