1940's
Avant la seconde guerre mondiale, le nom Innocenti est attaché aux échafaudages tubulaires, fabrication qui débute en 1931, lorsque Ferdinando Innocenti se fixe à Milan pour poursuivre l’activité de sa firme consacrée aux diverses applications du tube d’acier.
Au début de la guerre, l’établissement emploie déjà quelques milliers de salariés. Après avoir satisfait à une commande de fourniture d’outillage, pour la fabrication de douilles d’obus, Innocenti est invité à construire des chaînes entières de montage pour la fabrication de douilles, projectiles et grenades. L’activité de l’entreprise devient rapidement intense, mais en 1943, l’usine tombe aux mains des allemands. Ferdinando Innocenti se retire alors à Rome. Ce n'est qu'à la fin de la guerre qu'il revient à Milan. Il y trouve une usine à moitié détruite et des bâtiments qu’il n’a jamais construits. Il lui faut alors trouver des capitaux pour recommencer. Innocenti cède à la société Dolmine les actions qu’il possède ainsi que toutes les autres petites entreprises, ne gardant que l’usine de Milan dans laquelle il investit tous ses capitaux.
Pendant la guerre, il avait créé à Rome un bureau technique dont le but était de développer celui qui allait devenir le célèbre scooter Lambretta.
1950's
Une fois les chaînes de fabrication installées, les scooters Lambretta d'Innocenti sont un incontestable succès. Le nombre annuel d’unités dépasse très vite les 200 000, au rythme d’un scooter toutes les 59 secondes. 60 % de la production est exportée. Surfant sur la vague du succès, Ferdinando Innocenti songe à diversifier ses activités.
En 1958, il est aidé par son fils Luigi, en qualité de vice-président. La passion de ce dernier pour l’automobile va pousser l’entreprise à étudier la possibilité de se lancer dans cette industrie.
Après avoir été en contact avec Volkswagen et Renault, Innocenti passe un accord avec l'allemand Glas et acquiert la licence de la Goggomobil. Un prototype est réalisé, mais Innocenti change de stratégie et se tourne finalement vers la British Motor Corporation (BMC) pour son entrée dans la construction automobile.
1960's
Trois ans avant le déclin du scooter Lambretta, Innocenti propose en 1960 sa première automobile : l'Innocenti-Austin A40, dessinée par Pininfarina. Le modèle est disponible en 2 versions : berline et break.
Innocenti revendique son indépendance de création et va rapidement proposer des modèles différents de ceux de la BMC. Ainsi, quelques mois plus tard, apparaît le coupé 950 S, avec une carrosserie inédite, reposant sur la mécanique de l'Austin-Healey Sprite.
En 1965, Innocenti lance sur la péninsule le best-seller de la BMC : la Mini. Presque identique à sa cousine anglaise, la Mini d'Innocenti devient également un succès. Un an plus tard, la version break Traveller est lancée sous le nom de Mini T en même temps que la Mini Cooper.
1970's
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