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La suspension (1)



par François Dovat

Par le terme "suspension", on entend l'ensemble des éléments qui relient les roues à la coque ou au chassis d'un véhicule. Cela comprend :

1. Les organes dits de guidage des roues : triangles, bras longitudinaux et transversaux, parallélogrammes, jambes de forces, coulisseaux.

2. Les éléments élastiques: ressorts à lames, hélicoïdaux, à barres de torsion, éléments pneumatiques ou élastomères.

3. Les amortisseurs, qui freinent les oscillations périodiques de balancement dues aux ressorts. Les premiers amortisseurs, à friction, ont été remplacés par des tubes télescopiques hydrauliques.

4. Des barres de torsion transversales dites barres anti-roulis.

Certains de ces composants peuvent accomplir deux fonctions, par exemple les ressorts à lames qui peuvent aussi guider les roues. La barre anti-roulis peut assurer par ses bras le guidage longitudinal du levier transversal d'une suspension McPherson.

Figure 1: Suspension avant de l'Alfa-Romeo Alfetta

La suspension avant fait souvent appel à deux leviers transversaux d'inégale longueur dont la géométrie permet de maintenir la roue à peu près perpendiculaire à la chaussée au long du débattement et d'induire toutefois un carrossage négatif en virage lorsque la caisse prend du roulis (fig. 1).

Sur l'Alfa-Romeo Alfetta, l'élément élastique était constitué par une barre de torsion.

Figure 2: Alfetta

L'ingénieur Earle S.McPherson et Ford déposèrent en 1949 un brevet pour le système de suspension qui porte le nom de son inventeur et qui ravit au double levier triangulé transversal son quasi monopole à l'avant des voitures. Le levier supérieur est supprimé et l'encombrement de l'ensemble est réduit, ce qui est dégage la place pour installer le groupe motopropulseur transversalement et asymétriquement. En outre, le nombre de points d'appui sur la coque est diminué. Par contre, le fait que l'amortisseur soit intégré dans la jambe de force rend son échange plus difficile.

Figure 3: Suspension McPherson (Audi A2)

A l'origine, McPherson avait prévu le guidage longitudinal du levier par la barre anti-roulis. Mais le maintien obtenu ainsi n'est pas particulièrement précis en raison de la flexibilité de la dite barre et c'est pourquoi un levier triangulaire est préférable, comme sur la fig. 3. On parle parfois dans ce cas de suspension "pseudo McPherson".

Sur l'Audi A4 et les Alfa 147 /156, par exemple, on est revenu au système des triangles superposés, toutefois avec un court levier supérieur situé au-dessus du pneu et qui permet ainsi un point d'appui commun avec un combiné ressort-amortisseur. Le berceau qui supporte toute la suspension est généralement relié à la coque par des silentblocs (blocs de caoutchouc) qui filtrent les vibrations.

Figure 4: Audi A4

Figure 5 : Alfa-Romeo 147 et 156

Sur les dernières Alfa-Romeo, le triangle supérieur est manifestement disposé pour à la fois augmenter l'angle de chasse et induire du carrossage négatif lorsque la suspension s'écarte de sa position normale – au freinage, en cas de roulis et en accélération.

(© François Dovat)
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Idée & conception © 1999-2011 van Damme Stéphane.


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