HISTOMOBILE

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L'origine du pneu



L'un des problèmes fondamentaux de la locomotion sur route a toujours été celui du contact direct entre la roue et le sol. En effet, avec l'interposition d'organes de suspension complémentaires, entre le véhicule et les roues, il n'est possible d'amortir que les grandes oscillations causées par les aspérités ou les trous de la route tandis que les petites vibrations, dont dépendent essentiellement le confort, le bruit et l'adhérence, sont fonction, pour une grande part, du type de contact qui existe entre la roue et le sol.

C'est pour cette raison que, lorsqu'au XIXe siècle la circulation sur les routes devint de plus en plus importante, on prit conscience de la nécessité d'améliorer l'efficacité de la roue qui était demeurée presque inchangée depuis son invention, des millénaires auparavant.

Le problème le plus important à cette époque. alors que les voitures avaient déjà reçu des systèmes de suspension efficaces et très élaborés. était celui du bruit notable, engendré par le roulement du bandage métallique de renfort de la jante sur le pavage des rues des villes. Jusqu'alors, l'impossibilité de construire des chaussées parfaitement unies avait conduit à l'adoption de roues de grand diamètre ou du système du rail. Mais la solution définitive devait venir de la réalisation d'un support élastique assurant le contact le plus souple et le plus silencieux avec le sol. Parmi les tentatives faites dans ce sens, on peut signaler la roue élastique équipée d'une jante déformable et de rayons constitués par des ressorts. Ensuite, on garnit de caoutchouc plein les bandages métalliques des voitures de ville hippomobiles d'un poids modéré. Mais la vraie solution devait venir de l'adoption d'un élément gonflé d'air.

Il est impossible d'affirmer une date précise et de désigner un inventeur du pneumatique. d'autant plus que la conception d'une invention aussi révolutionnaire était forcément subordonnée à la disponibilité des matériaux et des techniques de mise en œuvre nécessaires à la réalisation d'un élément aussi complexe.

Le premier document authentique remonte au 10 décembre 1845, date à laquelle fut déposé en Angleterre par Robert William Thomson le brevet n° 10 990 concernant un dispositif pneumatique applicable aux voitures et appelé « roue à air ». On ne sait toutefois rien des circonstances de cette invention ni des applications pratiques, et elle n'eut probablement pas de suite.

C'est seulement bien des années plus tard qu'eut lieu la réalisation du premier exemple de roue pneumatique utilisable pratiquement : ce fut l'œuvre du vétérinaire écossais John Boyd Dunlop. Celui-ci réalisa, en 1888, sans connaître l'antériorité de Thomson, un bandage pneumatique en adaptant aux roues du tricycle de son jeune fils un tube de caoutchouc rempli d'air sous pression. Ce pneumatique était fragile et fixé à la jante par l'enroulement d'une toile caoutchoutée et collée. Dunlop breveta son invention qui obtint un succès immédiat dans le domaine du cycle, où les utilisateurs ressentaient davantage la nécessité d'une roue élastique en raison de l'absence de toute suspension.

A partir de ce moment l'évolution fut très rapide : successivement Welch puis Bartlett inventèrent des jantes destinées à retenir le pneu grâce à la pression et à un profil spécial. En 1891, les Michelin, rachetant un brevet antérieur qu'ils perfectionnèrent, lancèrent le pneumatique démontable et facilement réparable grâce à une chambre à air séparée, et en 1895, bravant l'opinion universelle, ils apportèrent à l'automobilisme naissant une contribution inestimable en munissant leur Peugeot engagée dans Paris-Bordeaux-Paris de pneumatiques de 65 mm de section. Ce fut là le début du succès spectaculaire et définitif du pneumatique dont le perfectionnement alla de pair avec le progrès accéléré de l'automobile.

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Idée & conception © 1999-2011 van Damme Stéphane.


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