HISTOMOBILE

Marque :



ABCDEFGHIJKLMNOPQRSTUVWXYZ

M’enregistrer - Se connecter

;



Page  10 / 16


Page 11 / 16 : 

Transmission toroïdale à variation infinie (1)



par François Dovat

Les moteurs alternatifs à combustion interne qui ont remplacé les machines à vapeur posent un problème en traction par roues : ils ne développent aucun couple à l'arrêt. Dès lors, une obsession constante des ingénieurs et des inventeurs a été de concevoir un système de transmission à variation continue (CVT), voire infinie (IVT). Aujourd'hui, l'IVT de Torotrak admet sans problèmes les 475 Nm du V8 Ford de 5,4 litres. Elle a également été montée, entre autres, sur des Mondeo et sur un camion de 17 tonnes. Quel sera le premier constructeur à nous la proposer?

Le plus commun des variateurs (CVT) consiste en deux poulies à diamètres d'enroulement variables connectées par courroie. L'Audi Multitronic dans laquelle la courroie métallique travaillant en poussée a été remplacée par une chaîne constitue la dernière évolution de ce concept. Sa plage de variation (ouverture) atteint la valeur de 6.05, valeur remarquable bien que fort éloignée de l'infini.

Un grand nombre de systèmes concurrents existent. L'un d'eux est constitué de deux disques concentriques se faisant face et présentant une cavité torique. Ils tournent en sens inverse, connectés par des galets dont l'inclinaison détermine le rapport. Breveté par Charles Hunt en 1877, amélioré par Frank Hayes dans les années 20, commercialisé par Austin vers 1930 pour son modèle Seven, perfectionné par Perbury entre 1960 et 1980, donnant entière satisfaction sur les Hawker-Siddeley Harrier à décollage vertical pour l'entraînement d'un générateur de 25 kW entre 7000 et 17000 t/mn, développé par Leyland Trucks, repris en 1986 par British Technolgy Group (BTG) dont la branche Torotrak se sépara en 1998, le système toroïdal est désormais fiabilisé et capable de passer des couples imposants pour un poids et un volume concurrentiels. Ceci est dû, d’une part, à des huiles « de traction » dont la viscosité s’accroît fortement lorsqu’elles sont sous pression et qui transmettent le couple sans contact des pièces métalliques, par un film d’une épaisseur de 0,05 à 0,4 microns (le diamètre d'un cheveu est de l'ordre de 100 µ). D’autre part, la maîtrise des tolérances d’usinage et des qualités d’aciers supportant de hauts stress de surface – qualités semblables à celles utilisées pour les roulements – par les firmes japonaises NSK et Koyo-Seiko leur permet de produire des disques toriques et galets durables. Koyo-Seiko fournit Torotrak alors que NSK livre ces composants pour la CVT semi-toroïdale Extroïd de Jatco. Au Japon, les Nissan Cedric et Gloria de 280 ch sont livrables avec l’Extroïd dont l'ouverture est limitée à 4,36 et qui nécessite un convertisseur hydrodynamique ponté aussitôt après le démarrage.

Image ci-dessus: Le variateur à double cavité comprend 2x3 galets. Confinés dans le tore, ils ne suscitent pas de réaction sur leurs paliers. La mise en charge axiale est hydraulique, régulée électroniquement en fonction du couple à transmettre.

(© François Dovat)
#107

Page 12 / 16


Sommaire

Idée & conception © 1999-2011 van Damme Stéphane.


Join us on