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Clerget Pierre

  


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Clerget Pierre

b : 29/06/1875 - 22/06/1943

 Pierre Clerget est né à Dijon le 29 juin 1875. La mécanique tient une grande place dans la famille et Pierre manie les outils et sait tourner une pièce dès ses 11 ans.

 En 1889, il découvre le moteur à explosion de Daimler à l’exposition universelle de Paris ; il y effectue son premier voyage en ballon.

 Engagé chez Laurent frères et Collot à Dijon comme mécanicien, il expérimente entre 1892 et 1895 plusieurs moteurs chimiques à combustion lente et contrôlée d’explosif qu’il crée lui-même.

 Il devient ingénieur mécanicien par jury d’état en 1895. Il construit un bicylindre et des omnibus, en 1896 il construit un moteur rotatif dont il dépose le brevet.

 En 1898, il met au point avec Rudolf Diesel un moteur à « l’huile lourde » développant 13 HP.

 Il est recruté comme ingénieur en 1901 par la firme « Sultan » produisant des moteurs pour automobiles.

 Il quitte la société en 1903 pour fonder la société « avant-Trains moteurs et directeurs » qui montera des moteurs sur des fiacres de Paris pour assurer un service régulier.

 Il entre en 1907 chez Clément-Bayard pour fabriquer des moteurs pour ballons dirigeables.

 Il obtient son brevet de pilote de dirigeable en 1908.

 Il se lance dans la réalisation de moteurs poussés pour l’aéronautique chez Clément-Bayard.

 Avec le soutien financier d’Eugène BLIN, son associé, il crée en 1913 sa propre entreprise qui produit de très bons moteurs d’avion. Il fit faire des progrès considérables aux moteurs aéronautiques dans le domaine de l’injection et des compressions variables.

 En 1914, le déclenchement des hostilités entraîne une pluie de commande d’avions et de moteurs, les constructeurs automobiles s’y mettent et aucune commande n’arrive à l’entreprise de Pierre Clerget. Le moteur 9A homologué en octobre 1914 révèle vite des ses premiers combats aux côté des anglais qu’il n’a pas les défauts de ses deux concurrents. A la surprise générale, Sopwith va équiper la totalité de sa construction de moteurs Clerget. En 1918, 30 000 moteurs Clerget auront été montés en France et en Angleterre.

 En avril 1918, lors d’une réunion de travail on demande à la société Clerget-Blin de produire encore et toujours. Ils investissent toute leur fortune afin d’accroître la production, l’investissement à peine fini, la guerre se termine. Tous les moteurs sont bradés sur le marché. En plus, en 1920 est voté un impôt obligeant tous les industriels ayant reçu des commandes de guerre de reverser sous forme d’impôt l’intégralité de leurs revenus gagnés durant la guerre.

 L’état leur réclame 500.000.000 de francs. Totalement ruiné, Eugène Blin se suicide le 4 décembre 1920. Après avoir tout vendu, Pierre Clerget doit encore 10.000.000 de francs. Il transige et est engagé par le gouvernement aux services techniques de l’aéronautique comme ingénieur motoriste. Les 10.000.000 restant à payer seront prélevés sur son salaire. Il y travaille jusqu’en 1940 quand il se réfugie à Moissac dans le Tarn et Garonne. Il tente avec des fidèles de refaire un bureau d’études. Il meurt le 22 juin 1943 dans des circonstances qui n’ont pu être établies avec certitude.

 Pour en savoir plus : "Pierre CLERGET (1875-1943), un motoriste de génie" Editions de l'Officine, Paris, juillet 2004

 Avec le cordial soutien de Gérard HARTMANN.


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